LA MONNAIE. SECTION VI, CHAPITRE II.
eu les suffrages de la majorité des hommes distingués quicomposaient la section des finances du Conseil d’État.Enfin, de nos jours, elle a eu l’honneur d’être adoptéechez un peuple renommé pour l’habileté de ses admi-nistrateurs, la Hollande, et par une confédération puis-sante, la Confédération Germanique.
A cette combinaison on en oppose une autre qui n’endiffère que sur un point, important il est vrai : on frappe-rait de même des pièces d’or d’un titre et d’un poids dé-terminés ; leur poids serait en rapport simple avec l’unitéde poids; en France, par exemple, elles pèseraient 5 gram-mes ou 10 grammes; leur titre serait celui qui a étéadopté en France, de 900 millièmes ; mais la détermina-tion de leur valeur par rapport à l’argent, c’est-à-dire enfrancs et centimes, au lieu d’être à chaque instant aban-donnée à la convention des parties, serait fixée par l’auto-rité suivant un mode déterminé par la loi. Au lieud’être permanent, ainsi que l’a entendu le plus souvent lelégislateur dans les monarchies européennes, ce rapportserait mobile; il en serait fait une révision périodique àdes époques rapprochées, de manière à mettre en har-monie la valeur attribuée aux pièces d’or avec le courscomparé des deux métaux sur les principaux marchés.
Le principal des arguments dont on appuie ce secondRangeaient est l’impossibilité de faire fonctionner lacombinaison qui s’en remet au libre cours du commercepour régler la valeur des pièces d’or par rapport à l’argentSu Pposé l’étalon. Cette impossibilité avait été alléguée parlord Liverpool dans sa discussion des meilleurs arrange-ants à prendre pour l’organisation du mécanisme moné-l aire de son pays ; elle le fut aussi avec beaucoup d’insistancepar le ministre des finances Gaudin, lorsqu’on fit la loi de
an et l’opinion de Gaudin finit par triompher, maisS0US Un e forme différente de celle qui vient d’être indi-