LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE I. 225
titre. Cette limite doit être impérative au-dessus aussibien qu’au-dessous, car il est nécessaire que les piècessoient autant que possible semblables les unes aux autres.Le métal consacré à fabriquer une certaine quantité depièces à un titre supérieur au titre légal serait employéen pure perte, et le commerce ferait le triage de ces piècespour les refondre.
La proportion d’alliage la meilleure est celle qui donneaux métaux précieux la plus grande résistance au frotte-ment. Sur ce sujet, des recherches faites en Angleterrepar le célèbre physicien Cavendish, en compagnie d’unchimiste distingué, Hatchett, en 1798, ont établi qu’enprenant pour alliage du cuivre pur, la proportion la plusefficace était celle d’un douzième, qui met la monnaie autitre de 917 millièmes ; qu’à l’égard de l’or, l’argent seul,ou avec partie égale de cuivre, dans la proportion d’undouzième pour l’ensemble, ajoutait le plus à la duretédu métal (1); qu’enfm l’argent, au titre de la monnaiebritannique, perdait bien plus quel’or, pour le moins qua-tre fois. La loi du douzième avait été d’abord adoptée pourles monnaies que l’Espagne faisait fabriquer en si grandeQuantité dans ses colonies du Nouveau-Monde. En An-gleterre elle est en vigueur pour l’or. Quand on réformales monnaies anglaises, après Henri VIII, la reine Marielavait également ordonnée pour l’argent; mais sa sœurElisabeth, qui lui succéda, jugea à propos de retourner,pour ce métal, à un ancien rapport arbitraire, assez peudifférent, celui de 925 millièmes de fin, qui a été conservé.Ln France, par égard pour le système décimal, nos mon-naies nouvelles ont été faites au titre de 900 millièmes deln > tant pour l’or que pour l’argent. La monnaie alors estUn Peu moins résistante que si elle était au titre des pièces
sgç 1 ) Ce scr ait au point de réduire de près des trois quarts la perte cau-P ar un même frottement.
Itl.
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