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La monnaie / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

aux directeurs la tolérance en fort, mais qu’ils lui tiennentcompte de la tolérance en faible.

On peut remarquer cependant que la fâcheuse tendancecontre laquelle s’élevait Mirabeau de fabriquer les piècesen faible s’est de nouveau révélée de nos jours. Les comptes-rendus de l’administration des monnaies, insérés dansle Compte général de îadministration des finances, mon-trent que chaque année l’État bénéficie d’une certainesomme provenant de ce que les monnaies fabriquéess’approchent plutôt de la limite inférieure et ne dépassentpresque jamais le pair. Le profit qu’en a retiré le Trésoraété, selon l’étendue du monnayage, d’environ 125,000 fr.à près de 300,000 fr.

Voici ce que révèle le Compte général de l’adminis-tration des finances pour les dernières années :

EXERCICE 1859.

Bénéfice résultant pour le Trésor de l’emploi des tolérances en faible dans

la fabrication. 291,006 fr., 60

A déduire, perte résultant des tolérances en fort. 1,18C ,37

Bénéfice net. 295,820 fr., 23

EXERCICE 1860.

Bénéfice résultant pour le Trésor de l’emploi des tolérances en faible dans

la fabrication. 279,138 fr.,74

A déduire, perle résultant des tolérances en fort. 1,019 ,66

Bénéfice net. 278,119 fr.,08

Les années suivantes, les résultats sont analogues, maisla somme obtenue est moindre parce que le monnayageest moins considérable. Ainsi, en 1862, le bénéfice net del’État, afférent aux tolérances, a été de 125,220 fr. ; en1863, de 164,380 fr. (1). C’est que, en 1859 et 1860,

(1) C’est la somme qui résulte du Compte général de Vadministration desfinances pour 1863. Le chilfre n’est pas définitif; mais l’écart 11 e peutqu’être modique.