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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA. MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE I. 231

la fabrication des monnaies a été de 711 et de 436 mil-lions, tandis que, en 1862 et 1863, elle n’a montéqua 216 et à 210.

En ce qui concerne les pièces d’or, qui représentent àpeu de chose près la totalité du monnayage, aucune desfontes n’a donné lieu, pendant les deux dernières années,à l’application du règlement sur les tolérances en fort.C’est le monnayage fort restreint de l’argent qui a pro-duit les pièces présentant un excédant. Mais le montantn’a été, en 1862, que de 36 fr. 94 c., et en 1863, de598 fr. 42 c.

Les directeurs étant désintéressés, puisqu’on leur tientcompte de ce que leur monnayage a de trop fort et qu’ilsrendent compte du faiblage, il devient évident, en pré-sence de ces chiffres, qu’ils ne fabriquent ainsi queparce qu’on le leur recommande. En tout cas, quelleque soit l’origine de ce petit affaiblissement des monnaiesfrançaises, il conviendrait qu’on y mît lin. C’est un profitpeu licite qu’on procure ainsi au Trésor. La dignité del’État en est offensée.

Cette circonstance regrettable n’a pas échappé aux étran-gers : on en trouve la preuve dans un document officieldes ÉlatS 7 Unis. Le directeur de la monnaie fédérale,M. James Ross Snowden, fait remarquer dans son rapportdu 12 octobre 1857, que le titre moyen des espèces fran-çaises est, pour l’or, de 899 1/2 et, pour l’argent, de^98 1/2, c’est-à-dire moindre qu’auparavant.

La monnaie française d’argent a éprouvé dans son titre,11 y a un tiers de siècle, une variation à peu près inaperçuedu public, à la suite d’un perfectionnement dans le moded essai des matières d’argent. Autrefois, l’essai se faisaitpar le feu, à l a coupelle. On a reconnu que ce mode n’ac-Cl,s ait p as la totalité du métal. On y substitua donc en 1830,P ar suite des travaux de Gay-Lussac, l’essai par la voie bu-