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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE I. 235

En Angleterre, c’est de 1/480 ou 2 millièmes et 4/12 (1).Les expériences de MM. Dumas et de Colmont, faites sur4,000pièces de 5 fr. du monnayage de 1838, ont constatéqu’alors le quart de ces espèces était en dehors de la to-lérance (2); c’étaitl’efTet d’une fabrication défectueuse (3).

En Angleterre, on se tient parfaitement dans les limiteslégales (4) ; c’est que, par la loi anglaise, la tolérance depoids est rapportée, de même que celle de titre, à la livreformée de pièces prises au hasard, et non à chaque pièceisolément. Pesés individuellement, les souverains sontquelquefois en dehors de la tolérance de 2 millièmes 1/12,fixée par la loi pour la livre pesant. On a fait quelquesexpériences qui donneraient à croire que le nombre dessouverains où l’écart excède cette proportion est de cinqsur cent (5).

Mesuré pour une masse de pièces, l’écart des monnaiesd’or de l’Angleterre est à peu près nul ; sur un bloc de10,000 souverains, faisant un poids de 79 kilog., 88, ils’est trouvé de moins de 1 gramme, 555. C’est moins

(!) 12 grains par livre de Troy, qui se compose de !>,7G0 grains.

(2) Voici jusqu’où allait alors l’inégalité des pièces françaises, selonobservations de MM. Dumas et de Colmont :

« Le défaut d’exactitude du poids dans la fabrication des monnaiesP e ut donc amener par le seul effet du hasard, mais dans le cas le plusdéfavorable possible, une différence de 7 fr. 40 c. par 1,000 piècesWe o fr.) dans un payement effectué en pièces neuves, tandis que, si la loiava 'tété observée, cette différence n’aurait pu excéder 1 fr. 80c. « ( Rap -P° r t final, page 31.)

l’h^ ^ e P u ‘ s cette époque, on a changé les appareils et mécanismes deles te *'^ es ' monnaies de Paris, qui fabrique à lui seul bien plus que.tousautres ensemble, et qui est en état de suffire à tous les besoins du■Monnayage en France.

tord de 1848, page 7o, et témoignage deM. Miller. Déjà en 1805,

de T ^^P 00 ! disait que la tolérance légale étant de 40 grains par livre4 „ l .°ï°ude7 millièmes, en fait, on se tenait pour l’or dans la limite dep a ° u ^ dix-millièmes seulement. (A Treatise on lhe Coins, etc.,(8) q,q ^ ^ ait k‘ en mieux aujourd’hui.

ex périences ont été faites en 1848 avec la machine à peser, dont