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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE IL 239

100,000; pour ceux de 3 livres, c’était plus du quadru-ple, 8,000 sur 100,000. En Angleterre, les expériencesde 1787, qui portèrent sur toutes les monnaies d’argentalors en circulation, montrèrent que la déperdition avaitété sur les couronnes, de3,314sur 100,000; sur les demi-couronnes, dans le même laps de temps, c’était le triple oude 9,900 sur 100,000 ; sur les schellings, à peu près en-core trois fois plus, 24,597 sur 100,000. Enfin, les demi-schellings étaient réduits aux trois cinquièmes de leurpoids: ils avaient perdu 38,285 sur 100,000 (1).

CHAPITRE II

Le frai.

La lente déperdition de poids que les pièces de mon-naie éprouvent par l’usage se nomme le frai.

Quelles sont les circonstances qui déterminent le fraiou qui contribuent les unes à l’accélérer, les autres à lerestreindre ? Elles sont multiples et diverses. Une pièceépaisse perdra proportionnellement moins qu’une piècemince ; d’où suit que les pièces les plus importantes, quie n général ont une épaisseur relative assez considérable,résistent mieux que les autres, et que les menues pièces,qui offrent relativement une surface plus grande, per-dent beaucoup. Tel alliage accroît la dureté beaucoupplus qu’un autre ; ainsi les pièces d’or qui contien-nent un peu d’argent supportent beaucoup mieux la cir-culation que celles où le métal fin est associé à du cuivreseul. Une forte compression sous le balancier ou la presse

R) On comptait dans la perte la moitié de la tolérance légale. Nous‘•viendrons sur ces déperditions au chapitre suivant.