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La monnaie / par Michel Chevalier
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267
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LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE V. 267testations oiseuses que de déclarer hors de cours toutepièce qui excéderait une certaine tolérance de frai, limitequi eût fait sortir les pièces de la circulation bien avantque l’empreinte fût effacée, et en outre de poser en prin-cipe qu’au delà d’une certaine somme assez modique, lecréancier serait fondé à ne recevoir qu’au poids le métalMonnayé qu’on lui offrirait.

Le lecteur pensera peut-être que, pour être en droit deprescrire aux particuliers ces règles rigoureuses, mais con-formes à l’équité et indispensables à l’exactitude des paye-ments, il faudrait que le gouvernement fût sévère enverslui-même et, par exemple, qu’il répudiât le bénéfice pro-venant de l’affaiblissement systématique des monnaies oude la pratique systématique de la tolérance en faible. Surce point, nous n’avons pas de penchant à contredire lelecteur.

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CHAPITRE V

la ûxité de l’étalon dans les refontes successives, même lorsque la pertede métal a été très-sensible.

Lorsque l’autorité a négligé pendànt un assez long laps•I e temps de faire disparaître de la circulation les espècesuotablcment affaiblies, et qu’elle en arrive à une refontegénérale, il est une tentation à laquelle elle est exposée :c est de réduire la quantité de fin contenue dans l’unitéj^onétaire, en alléguant pour motif que, tous les contratsMts depuis un certain nombre d’années ayant été accom-P ls en présence d’une monnaie affaiblie par l’usage, one trompe personne en donnant cours à une monnaieDeuve f l u i contient tout au moins autant de fin que la