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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
les plus éminents, entre ceux-là mêmes dont l’influenceprotégea la fixité de l’étalon. Locke était d’avis qu’une pro-clamation royale fixât un jour rapproché à partir duquella vieille monnaie ne serait reçue qu’au poids. Mais, ainsique le dit Macaulay et que le pensèrent d’illustres con-temporains, en vertu de quel principe aurait-on fait sup-porter par une partie seulement de la communauté lesfrais si considérables du rétablissement de la monnaie?« Il était sans doute on ne peut plus désirable que lesmots livre et schelling eussent de nouveau un sens précis, etque chacun connût ce que signifiaient ses contrats et ceque valaient ses biens. Mais était-il juste d’atteindre cetexcellent résultat par des moyens qui eussent pour consé-quence que chaque fermier qui avait mis de côté 100 li-vres pour payer son fermage, que chaque commerçantqui avait ramassé 100 livres pour faire face à ses en-gagements, vît ses 100 livres réduites en un momentà 50 ou 60? Ce n’était pas la faute de ce fermier oude ce commerçant si ses couronnes et ses demi-cou-ronnes n’avaient pas le poids voulu. Le gouvernementlui-même était à blâmer. Le mal que l’État avait causé,c’était à l’État de le réparer, et il eût été évidemmentcoupable de faire peser sur une catégorie particulière depersonnes les frais de la réparation, uniquement parce quecette catégorie était dans une situation qui permettait de I apiller. Il eût été tout aussi raisonnable de faire supporteraux marchands de bois de construction toute la dépensede l’équipement de la flotte du Canal, ou bien d’obliger lesarmuriers à fournir à leurs frais des armes aux régimentsqui étaient en Flandre, que de rétablir le crédit métalli"que du royaume aux dépens des individus entre l eSmains desquels l’argent rogné se trouvait être à un certainmoment. »
« Locke cependant,ajoute Macaulay, déclarait qu’il re"