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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
rait désormais à en donner JO. Au reste, une hypothèsepareille est peu à prévoir, car l’État lui-même étant débi-teur pour de très-fortes sommes, le nouvel ordre de chosesserait fort à son détriment. Le cas qui s’est vu le plu®souvent, trop souvent pour l’honneur des gouverne-ments, est celui où le souverain a prétendu que, là où ilfallait auparavant donner deux onces ou deux livres demétal, il suffirait désormais d’en livrer une. C’est de lafausse monnaie toute flagrante, et l’opération est jugéepar ce nom même (1).
La question qui nous occupe en ce moment a été posée,par le fait même de la découverte des nouvelles minesd’or, dans les États où l’argent était l’étalon, mais où lamonnaie d’or cependant circulait, avec un cours obli-gatoire, à côté de la monnaie d’argent. Elle l’a étéspécialement en France, où de vives discussions sesont engagées au sujet de la monnaie d’or. Le casprévu par Gaudin était arrivé : les évènements de laCalifornie et de l’Australie parlaient haut. Le momentsemblait venu où les pièces de 20 francs, frappéesconformément à la loi du 7 germinal an XI, ne se-raient plus l’équivalent de 20 pièces de 5 grammesd’argent au litre de 9 dixièmes. On allait être dansl’obligation, soit de rapporler les pièces de 20 francs àla Monnaie et de les refondre dans de telles conditionsque la quantité d’or donnée en échange de 5 grammesd’argent au titre de 9 dixièmes fût supérieure à l’an-cienne, soit de laisser dans la circulation la pièce jusqu’a-lors dénommée de vingt francs en lui attribuant une valeur
(1) On a pourtant vu, dans des temps de barbarie, le gouvernementfaire varier l’unité monétaire, aussi bien dans un sens que dans unautre, et augmenter l’unité monétaire après l’avoir diminuée. Il lu di-minuait pour payer; il l’augmentait pour recevoir. (Voir plus haut,page S0.)