LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE VIII. 291
W s’était expressément réservé le monopole de cette émis-sion, il était juste qu’il en supportât toutes les chances (1).Le rôle du gouvernement français dans le monnayage esttout autre, comme on l’a vu.
CHAPITRE VIII
Les banques de dépôt mises en œuvre pour remédier à la présence d’une grandequantité de monnaies affaiblies par l’usage, ou de toute origine.
Pour les sociétés intelligentes, honnêtes et persévé-rantes, les difficultés qu’elles trouvent surleur chemin de-viennent presque toujours des occasions de progrès. Mis àl’épreuve par l’obstacle, leur ressort se tend et réagit demanière à produire une amélioration qui reste, tandis quele mal passe. Cette observation se présente naturellement àl’esprit, à l’occasion des banques de dépôt. Ces banques,les premières en date qu’aient connues les nations mo-dernes, et qui ont été l’origine de nos puissantes institu-ions de crédit à attributions si étendues, durent leur nais-sance aux embarras que causait, dans les métropoles com-merçantes du Moyen-Age et de la Renaissance, la présenceSUr la même place de monnaies de toute sorte, les uneshappées dans le pays même à diverses époques et plus
p i*) L'article il de la loi fondamentale des monnaies du royaume des(loi du 28 septembre 1816), est ainsi conçu : « Les monnaiesusage du commerce ne seront fabriquées que pour le compte desPurticuliers . Les pièces de I florin et de 3 florins pourront aussi être fa-^"luées pour le compte des particuliers ; mais les pièces d’or de 10 flo-s » les pièces sous-multiples du florin et les pièces de cuivre ne pour-n 11 uLsolument point être fabriquées pour le compte des particuliers, etpourront l’être que pour le compte et par l’ordre du gouvernement.»g f)°^ rieuremen L quand on a décidé la fabrication des pièces d’or dems, on les a soumises au même régime que celles de 10.