Buch 
La monnaie / par Michel Chevalier
Entstehung
Seite
307
JPEG-Download
 

307

LA MONNAIE. SECTION VIII, CHAPITRE IX.

moyen de rendre la fonte plus lucrative, surtout alors qu’onavait une fabrication moins correcte, ce qui signifie desespèces plus inégales de poids qu’aujourd hui.

L’exportation des espèces d’or ou d’argent, commeaussi celle des lingots, était réputée un crime tellementénorme qu’on avait fait appel, pour la combattre, àtoutes les rigueurs : l’amende, qui ne pouvait être demoins de 6,000 livres, quand même on n’aurait exportéqu’un écu; la confiscation, qui s’étendait à toutes lesmarchandises avec lesquelles les matières précieusesPouvaient être mêlées, ainsi qu’aux « chariots, chevaux,mulets et autres équipages qui auraient servi audit trans-port (1) ; » et comme si ce n’eût pas été assez, la peine demort était prononcée contre les contrevenants, « mar-chands, banquiers et autres, de quelque qualité et con-dition qu’ils pussent être, » y compris les « voituriers ».

Pareillement, la fonte des monnaies était érigée en uncrime qui entraînait les galères à perpétuité; cette peine étaitde droit contre « tous orfèvres, joailliers et autres ouvriers»travaillant en or et argent, même s’ils avaient fondu desespèces pour les « employer à leurs ouvrages ». Le faitde vendre ou d’acheter des matières d’or et d’argent à plushaut prix que ce qu’on payait aux hôtels-des-monnaies,^traînait la confiscation, avec une « amende arbitraire(pii ne pourra être moindre que de la valeur des matièresc °nfisquées (2). » L’édit de février 1726 portait qu’en casde récidive, la peine serait les « galères à perpétuité ».Lans certains cas même, le fait de « suracheter » lesMonnaies, c’est le terme de l’édit, était puni de mort.

déclarer hors de cours les espèces fortes auxquelles onen substituait de faibles, s’appelait les « décrier ». On neSe Cf mteutait pas de prendre les mesures qu’on supposait

iîj p 6 S ° n * ' es termes de l’édit de mai 1718.

' Le sont les termes des édits, notamment de celui de mai 1718.