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La monnaie / par Michel Chevalier
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318 COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.

aux aftineurs français surtout qu’on en est redevable.

Il faut, on le conçoit, une plus forte quantité d’argentdans les matières d’or pour motiver la séparation. Avec25 millièmes cependant elle devient profitable. Les cen-dres d’orfévre et les poussières d’atelier, qui contiennentde l’argent, se traitent aussi avec supériorité de nos jours :on assure qu’une teneur de 4 dix-millièmes suffit pourcouvrir les frais (I).

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CHAPITRE II

Du monnayage illimité. — Il est de droit naturel.

Les particuliers doivent-ils être admis à apporter indé-finiment des métaux précieux à l’hôlel-des-monuaies pourles faire convertir en espèces aux conditions fixées par l aloi? Pin d’autres termes, le monnayage doit-il être illimitéou peut-on y fixer des limites? Ilne faut pas presser beau'coup les principes pour en faire sortir la réponse à ceR equestion. Le monnayage illimité est de droit. L’adopti 011des métaux précieux ou de l’un des deux seulement, comiU ematière monétaire, signifie que chacun s’acquitte deengagements moyennant une quantité proportionnée do ret d’argent ; donc, il est de droit rigoureux, pour tou 1propriétaire de lingots, d’apporter sa chose à la Monnaie»pour l’y faire revêtir du signe qui en constate la qualfi^d’une manière irrécusable pour le créancier. Le ni° D 'nayage de l’or doit rester illimité en Angleterre, p arceque l’or y est le legal tendcr, l’équivalent obligé, la

(1) Autrefois c’étaient des fondeurs de Sheffieldet de Birminghamvenaient acheter les cendres des ateliers parisiens. Actuellement, on tra*ces rebuts à Paris mieux que partout ailleurs.