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La monnaie / par Michel Chevalier
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328 COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE

au titre de la monnaie. C’est par kilogramme au titre dela monnaie française, 4 fr. 65 c., ou les deux tiers dumontant delà retenue légale en France. Avant 1828, dlui arrivait de prendre le triple (1 ).

Mais cette prime ne donne pas une idée exacte du sa-crifice que font réellement les commerçants en or lors-qu’ils veulent convertir en espèces leur métal. Quand onprésente des lingots à la Banque d’Angleterre, elle exig eque l’essai en ait été fait par l’essayeur royal, et elle n epaye que d’après les résultats consignés sur le certifientde cet officier (2). Or, celui-ci, en pareil cas, necomp^que par parties qui, pour chaque livre pesant, représefi'tent 7 grains 1/2 (486 milligrammes), en négligeant l eSfractions au détriment du vendeur (3). On évaluait, Io rSde l’enquête de 1837, qu’il en provenait moyennement ^la Banque un profit de 15 pence par livre du poids dulingot (4), ou de 3 fr. 87 c. par kilogramme au titre d ela monnaie française. En l’ajoutant à la somme ci-dessO sde 4 fr. 65, ce serait un total de 8 fr. 52 au lieu d^ 86 fr. 70 c. qu’on paye en France ; de sorte que le systèm equi s’appelle gratuit serait sensiblement le plus cher. ^

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(t ) C’est-à-dire qu’elle achetait l’or sur le pied de 3 liv. 17 sch.l’once à 22 carats, qui est le titre de la monnaie d’or britanniquenàaison Rothschild, qui en avait une grande' quantité à vendre, nelut pas se soumettre à ce prix, et trouva le moyen de faire frapper son ° rà la Monnaie. Une fois frappé, il fallut bien que la Banque le prit si^le pied de 3 liv. 17 sch. 10 d. 1/2. Depuis lors, la Banque a adopté îe c ° u jde 3 livr. 17 sch. 9 d. (Enquête de 1837, déposition de M. Haggard, d 1 ®du bureau des matières d’or et d’argent à la Banque (n°*2485 et 2^" '

(2) Enquête de 1837, n°» 339, 340 — 2239, 2240.

(3) Quand il s’agit d’or qu’on apporte au monnayage, la règle est <1l’essayeur royal indique jusqu’à la dernière fraction, et que la Mon 0 ®rende le métal exactement. Ainsi, la Banque, qui seule fait inonnsï®retrouve bien les fractions que l’essayeur royal avait négligées l° rs ^les particuliers avaient donné leurs lingots à essayer à celui-ci.

(4) Enquête de 1837, témoignage de M. Beckwith, essayeur de 1®rection de l'IIôtel-des-monnaies, u° 790.