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LA MONNAIE. SECTION IX, CHAPITRE III.
encore, il y a une trentaine d’années, la taxe qui résultede la manière dont se compte le métal fin à 1 essai, était-elle du double, car la partie dont on négligeait les fractionspar rapport à la livre, était de 15 grains au lieu de 7 1/2.
H est vrai que l’évaluation que nous venons d indiquerde 15 pence de profit par livre pesant de métal, est proba-blement exagérée, car il résulte d’un relevé produit parun des principaux fonctionnaires de la Banque d Angle-terre, à l’enquête de 1837, que du 1 er janvier 1817 au 31décembre 1836, délai qui embrasse plusieurs des annéespendant lesquelles la prime due au mode de pesage suivi parl’essayeur royal était double de ce qu’elle a été depuis, laBanque avait gagné de cette manière une somme de 59,263livres st. sur 1 2,496,860 onces d’or qu’elle avait achetées,et dont elle avait fait près de 49 millions de souverains.C’est un profit de 12 dix-millièmes (1)., ou, par kilo-gramme, au titre delà monnaie française, de 3 fr. 75.
On a fait remarquer que, si d’une part la Banque avaitfait ce bénéfice sur les personnes qui lui avaient vendu del’or, elle avait perdu une somme qui n’en différait pasbeaucoup (43,728 liv. sterl.) dans le même laps de temps,sur les guinées, les demi-guinées et autres pièces d’orqu’elle avait fait refondre, après les avoir reçues du publicpour la valeur nominale, quoique le frai les eût sensible-ment réduites. 11 s’ensuit bien, en effet, que la Banqueu ’a guère trop perçu du public en masse ; mais les person-nes de qui elle avait accepté des monnaies faibles ne sontPas les mêmes qui lui ont vendu des lingots : ces dernièresfont un sacrifice, pendant que les premières reçoivent unefaveur. Or, ce sont les premières qu’il v a lieu de consi-dérer ici.
qu’il importe le plus de signaler, c’est que l’organi-fi) Enquête de 1837. Déposition de M. Marshall, page 169.