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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,aurifère représentait, en poids, 6 pour 1000 de la massetotale des*lingots, et, en valeur, l’or formait 1/11 du pro-duit de la mine (1). Aux mines de Guadalupe y Calvo,en 1841 et 1842, la proportion de l’or était environ qua-tre fois plus forte (2).
Les mines d’argent du Chili ne sont pas aurifères à undegré qui ait donné dans le pays l’idée de séparer l’or deslingots d’argent. M. Domeyko, à qui j’emprunte ce ren-seignement, dit même que « l’argent provenant du trai-« tement des minerais chlorurés, chlorobromurés ou« iodurés (qui sont les plus fréquents au Chili), comme« aussi celui qui provient d’amalgames natifs, n’est pas« du tout aurifère (3). » C’est, pour les mines d’argent dece pays, une cause d’infériorité.
Au Mexique et au Pérou, on a exploité et on exploiteencore des mines d’or, et le produit de celles-ci formaitcertainement, il y a soixante ans, et forme peut-être au-jourd’hui encore la majeure partie de l’extraction de cespays en or. Jusqu’à la découverte des gisements de la Ca-lifornie, les principales mines d’or, proprement dites, duNouveau-Monde, celles qui ont fourni la plus forte partde l’or américain, ont été celles du Brésil d'abord; cellesde la Nouvelle-Grenade étaient au second rang ; ensuitecelles du Chili; celles du Pérou ne venaient qu’après ; I eMexique était le dernier. Mais les mines d’or du Brésil etcelles de la Nouvelle-Grenade restèrent sans être grande-ment exploitées plus d’un siècle après la découverte. Lesmines du Brésil n’ont même donné lieu à une exploi"tation étendue qu’au commencement du dix-huitième
(t) Duport, Essai sur la production des métaux précieux au Mexiq ve >p. 235.
(2) Ibid., p. 309 et 322.
(3) Analyses de divers minéraux du Chili; Annales des Mines, IV e série*t. VI, p. 180.