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La monnaie / par Michel Chevalier
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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

Les détails du traitement des minerais d’argent par ceprocédé ont du rapport avec quelques-unes des questionsque nous aurons à discuter dans le cours de ce volume;je crois donc devoir les rappeler ici rapidement tels que jeles ai observés en 1835. Je ne suppose pas que depuislors ils aient éprouvé de grands changements (1).

Le minerai est d’abord pilé au bocard (2), puis réduiten farine dans les arrastras, bassins circulaires construits,en pierre, où le minerai sortant du bocard est placé àl’état de bouillie très-liquide, sur laquelle se promènenten tournant deux ou quatre blocs de pierre dure appelévoladoras (3). Ainsi porphyrisé, le minerai est séparé, p ardépôt, de l’excès d’eau et ramené à l’état de pâte ; puis ilest étendu en gâteaux plats ( tortas ), de 12 à 15 mètres d ediamètre et d’une épaisseur de 20 à 25 centimètres, sur

et pour volatiliser le mercure d’un amalgame représentant environ uncentième du poids du minerai, où s’est amassé tout l’argent préalable*ment ramené, par la vertu du procédé, à l’étal métallique; sans auti' eSsubstances que 2 ou 3 pour 100 do sel ordinaire, 1 à 3 pour 100magistral (pyrite cuivreuse calcinée), et 3 à 4 millièmes de mercure-Je ne compte de ce dernier métal que ce qui s’en perd; car il y en abien quatre fois autant de mis en jeu.

Ce système ingénieux s’applique sans effort à des masses indéfinies-Pour laboratoire, il n’exige rien qu’une aire dallée, où le minerai es 1étalé et où des mulets et môme des hommes viennent piétiner en bandes-

(1) Consulter à ce sujet l’ouvrage de M. Duport et un mémoire tout la-cent (1863) de M. Émile Colpaert sur la Métallurgie au Cerro de Pasco. _

(2) Le bocard est un appareil formé de plusieurs pilons de bois pl* ceSverticalement les uns à côté des autres, et terminés à leur extrémitéférieure par une masse de fer. Un arbre horizontal en bois, muni delongues saillies ou cames, et qui est mû quelquefois par une roue hïdraulique, le plus souvent par un manège à mules, soulève successivement ces pilons, les fait battre sur le fond d’une auge où l’on pl aceminerai à pulvériser, après qu’il a été concassé à la main en frag® cnde la grosseur d’une noix.

(3) Au centre de l’auge circulaire s’élève un arbre vertical en boi s >ayant deux traverses en croix. Les voladoras s’attachent à ces traverses-L’une des traverses dépasse les bords de l’auge assez pour qu’on p u * sSy atteler de front deux mules qui font tourner l’arbre et les voladoras•