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La monnaie / par Michel Chevalier
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367
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LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE II. 3671 aire dallée delà cour {patio) servant d’atelier. Une tortacontient, selon les localités, de 50,000 à 75,000 kilog. Onyftrêle du sel et l’on donne un repaso, c’est-à-dire qu’on yfait tourner au galop pendant plusieurs heures des muletsou des chevaux, au nombre de huit à quinze, selon les di-mensions de la torta (il y a des contrées où ce piétinementest fait par des hommes). On y met le magistral et du mer-cure, eton donne un nouveau repaso. Pendant un intervalle?ui, selon la nature du minerai et lasaison, varie de quinzea trente jours, et va même à deux mois et à trois quelque-fois, on laisse la masse travailler sur elle-même, non sansY aider par des repasos. Par des lavages en petit sur unesébile, on constate le moment où tout le mercure est con-verti en amalgame solide, ou pour mieux dire non coulant,car c’est alors une matière molle. A ce moment, on verseune nouvelle quantité de mercure, qui, après un nouveaudélai d'une douzaine de jours, se transforme de même enamalgame sec. On reconnaît que tout l’argent qui peut s’a-malgamer a été absorbé par le mercure, lorsque, en ajou-tant encore de celui-ci, au lieu de se coaguler, il restefluide. Dès lorsl’opération est terminée. On lave la pâte de latorta dans une cuve en bois ou en pierre ( lavadero ), où onf agite avec des râteaux tournants que met en mouvementUn attelage de mules. Des opérations simples achèvent deséparer l’amalgame des matières terreuses, et il suffit dele chauffer sous une cloche de bronze pour que l’argentre ste seul.

^ est bien longtemps après que ce procédé empiriqueav ait réussi que la science chimique en a découvert le se-j, re t- Combiné avec le soufre, et à plus forte raison aveca Rtimoine et le soufre ensemble, l’argent était inatta-fl u able au mercure; le sel et le magistral servent à le dé-ces com f>i na i sons e f a I e f a i re passer à l’étal de0r ure ; celui-ci, en présence du mercure, dont la torta