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LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE III.
certaine suite d’années. Adam Smith l’a fait pour l’An-gleterre, Dupré de Saint-Maur pour la France. Les re-levés que le premier a puisés dans le Chronicon preciosumde l’évêque d’Ély, Fleetvvood, et dans des documents pos-térieurs, indiquent, nettement même, que par rapportau blé, l’argent, au lieu de s’avilir, s’est sensiblement en-chéri. Telle mesure de blé (1), qui, pendant un premierespace de vingt années, de 1646 à 1665, s’était vendue^ b v - 17 sch. 5 d., s’est donnée moyennement, de 1726^ 1745, pour 1 liv. 19 sch. 8 d., ce qui suppose unebaisse du blé ou une hausse de l’argent de 31 pour 100.Selon Dupré de Saint-Maur (2), le setier de Paris, quiPendant la période décennale de 1595 à 1606, répondaita cinq onzièmes d’un marc d’argent fin, ne valait plus, de1732 à 1743, qu’un tiers de marc. C’est une baisse dublé ou une hausse de l’argent dans le rapport de 21 pour100 .
En présence de résultats semblables, Adam Smith avaitbien raison de dire, à l’époque où il écrivait la Richessedes Nations (3) : « L’opinion qui représente l’argent(< comme éprouvant dans sa valeur un abaissement con-rtinu semble donc n’être point confirmée par l’obser-( ' dation, quand on se rend compte des prix successifs du<l blé et d’autres provisions (4). »
Au sujet de cette variation, Adam Smith et Dupré deaint-Maur font remarquer que, vers le milieu du dix-Ul hènie siècle, l’Angleterre et la France jouissaient de
5 hg) v * eux guaricr de neuf boisseaux de Winchester, qui ferait
(31 f' SSC< ^ sur Monnaies, p. 68.
(4) l >U ' ) b ca ti°n s’en fit en 1770.
Stnitt iic , iiesse des Nations, liv. I, chap. xi. Le raisonnement d’AdamParüï ® a PPlique à une période terminée en 1764. Il reconnaît qu’àtribu e ^ ^ le P rix du monte pendant une dizaine d’années; il l'at-UDe suite de mauvaises récoltes.
III.
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