LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE III. 387
partie du mal devait être consommée déjà, et les prixavaient dû s’en ressentir, c'est-à-dire être nominalementélevés. Dans la période de 1726 à 1745 la monnaie an-glaise, grâce à la refonte faite par Guillaume III, étaitplus correcte qu’à la fin du dix-septième siècle. Recon-n aissons-le cependant, il s’en faut de beaucoup que, de1646 à 1665, la monnaie anglaise ait offert la détériora-tion qui l’affecta quarante ans plus tard.
Eu somme, il faudrait étrangement torturer les faitspour leur faire dire que la valeur vénale du blé, expriméeen argent, n’avait pas diminué, vers le milieu du dix-huitième siècle, en comparaison de ce qu’elle avait étéce nt ans auparavant, ou, en d’autres termes, que l’argent11 eût point, par rapport au blé, vers 1750, une valeur plusgrande que celle qu’il avait eue vers 1650.
En embrassant un très-long intervalle de temps, prèsd’un siècle et demi, Dupré de Saint-Maur déclare qu’enFrance les grains n’ont pas tout à fait suivi l’augmentationdes espèces (1). De son côté Smith, comparant, non plusJ^gt ans du dix-septième siècle à pareil intervalle danse dix-huitième, mais le bloc tout entier des soixante-guutre premières années du. dix-huitième à celui dess °ixante-quatre dernières du dix-septième, trouve quee hlé a été à meilleur marché, dans le second espace, de21 pour 100.
E y a plu S d’un motif de croire que, pendant la pre-tïll ^ re moitié du dix-huitième siècle, l’argent tendait àe Ochérir, ou, ce qui revient au même, qu’on le retiraitF Us difficilement des entrailles de la terre. C’est la pé-
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e n a(| ' a ' dll 'e que, à mesure que le souverain avait altéré la monnaieavait p tlIlerilant I e nombre de livres qu’on taillait dans le marc, le blélivre UlU enc Lérir, mais non pas en proportion de l’avilissement de la