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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
riode pendant laquelle l’approvisionnement annuel fournipar l’Amérique à l’Europe a présenté la moindre augmen-tation proportionnelle. Pendant ce laps de temps, l’expé-dition annuelle, d’Amérique en Europe, des deux métauxréunis, ne surpasse celle de l’intervalle précédent que d e6 millions et demi de piastres ou de 41 pour 100 (1), mal-gré l’ardeur que ne cessaient de déployer les colons espa-gnols à la recherche des métaux précieux, malgré l esmoyens d’action que leur donnaient les profits antérieurs-Et encore, dans cette production.additionnelle de 6 nid'lions et demi de piastres, l’or fait-il la majeure partie!c’est en effet l’époque où l’extraction de l’or se développaau Brésil.
Un autre incident de l’histoire des métaux précieux eDAmérique est de nature à confirmer cette opinion. Les fra lSd’extraction, proprement dits, se grossissaient d’un imp<^que les cours d’Espagne et de Portugal, suivant en cela l apolitique du temps, avaient mis sur la production des ni^'taux précieux. Peu après le début du dix-huitième sièclela cour de Madrid, vivement sollicitée de réduire cet in 1 'pôt, y consentit. Il est à supposer qu’elle y fut déterminéen partie parce qu’il lui fut démontré que les frais d’expl 01 'tation s’étaient aggravés. La plupart des mines alors enactivité étant épuisées dans la région la plus voisi Jiede la surface, il fallait y aller chercher le minerai pl u *avant dans le sein de la terre, et on l’en retirait d’aut» 0plus chèrement que les procédés mécaniques en us3o eparmi les mineurs de l’Amérique espagnole étaient p^ uSgrossiers ; et puis, pour plusieurs des mines, unequantité de minerai contenait, à cette distance delà surfe cedu sol, une moindre proportion de métal, car c’est uncaractère à peu près général parmi les filons argentin 1
(1) Essai sur la Nouvelle-Espagne, t. III, p. 428, 429 de l'édili° n aPari*, 1857.