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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE III. 389des Andes, qu’ils offrent des zones d’inégale richesse,que communément ils s’appauvrissent après une cer-taine profondeur (1).

Celte considération ne fut probablement pas la seule eny ertu de laquelle la cour de Madrid se décida à se relâcherd une partie de ses prérogatives fiscales; elle reconnutpeut-être que le droit perçu sur l’argent extrait des mines,Par son exagération, encourageait l’exportation clandes-t 1Q e; mais cet argument n’exclut pas l’autre. Le fait est queI e droit éprouva alors une notable réduction. Jusque-làc était le^wm^ou le cinquième du produit brut (2); le Tré-sor prélevait un marc d’argent ou d’or sur chaque poids deCinq marcs obtenu. Il s’y joignait l’un et demi ‘pour cent ,ta droit d’essai, le droit de seigneuriage à la Monnaie. En1723 au Mexique, en 1730 au Pérou, le quint fut mis àmoitié; Win et demi pour cent fut réduit à 1 pour 100pour les Mexicains.

Nous arrivons ainsi au milieu du dix-huitième siècle.A partir de là s’ouvre une phase nouvelle; le blé enchérit,°u plutôt l’argent recommence à baisser. Le mouvementSe prononce bientôt avec énergie et il continue jusqu’à1 ouverture du dix-neuvième siècle. On peut regarder

0) La loi d’après laquelle la richesse des filons varie selon la profon-d^ur n’a rien d’absolu et n’est point la môme dans les différentes con-,r ôes. Mais ce qui est général, c’est que la zone favorable est restreinte.Au ^ ex ique, selon M. Duport, elle est le plus ordinairement comprise® ntre L profondeur de 100 mètres et celle de 330. Au Chili, selon* •Domejko, les filons argentifères, coupant successivement plusieursr *esde couches de terrain superposées, s'y présentent très-diversement,lc «es dans l’une, pauvres dans la suivante. C’était déjà un fait généra-, e . nt constaté pour les mines en filons ; mais au Chili la variation estcstl* 116 ’ l’ a hondance à la stérilité, et elle n’empêche pas celle quiM j. u fait de l’approfondissement même de la mine (Voir le mémoire de^ ans ^ es Annales des Mines, IV e série, t. IX, p. 303.

Selon Solorzano, jusqu’en 1304, la part que s’était réservée la

couroi

ni) e avait été la moitié de l’extraction.