390 COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.
comme le prix moyen de l’hectolitre de blé, qualité ordi-naire, en 1750, dans la Grande-Bretagne, 13 fr. 43 c., ou60 g ,43 d’argent fin; en France, 10 fr. 67, ou 48 gramrn eSd’argent fin (1). Quand on a franchi le milieu du dix-huitième siècle, on voit le blé monter par degrés sur laplupart des marchés, et il garde cette allure de toute partijusqu’àla fin de la période que nous envisageons ici. Si l’ olJobserve le mouvement en France et en Angleterre, ofitrouve que des deux côtés il a le même caractère.
Quand Lavoisier compose, vers 1780, sa Richesse T&'ritoriale , dont l’extrait fut imprimé en 1791 par ordre d®l’Assemblée Constituante, il y porte le prix moyen du bléitoutes qualités confondues, à 15 fr. 20 c. par hectolitre)ou 68 gr ,40 d’argent fin (24 livres le setier). Le prix de11 fr. 41 c. (18 liv. le setier) ou 51 gr ,34 d’argent tin, l u *paraît un prix très-bas, résultat d 'une suite non interron î"pue de bonnes récoltes (2). Après 1790, le blé finit parmonter, chez nous, jusqu’à ce que le cours moyen soitd’environ 20 francs ou 90 grammes d’argent fin. En A®'gleterre, les moyennes décennales indiquées par Mac Cul'loch (3), d’après les livres du collège d’Eton pour le niai’'
(1) En moyenne, pendant les soixante-quatre premières années d»dix-huitième siècle, l’hectolitre de blé, de qualité ordinaire, s’éta*vendu, en Angleterre, sur le pied de 13 francs 43 cent, ou 60 grain» 16543 d’argent fin (32 schellings le quarler de huit boisseaux de \Viiicl ,e5ter, Richesse des Nations, liv. I, chapitre xi); ce serait 34 schelling 8demi le quarter actuel, dit impérial. A Paris, le blé, qualité supérie ure ’valait, selon Dupré de Saint-Maur, 12 francs l’hectolitre (18 livres l2so»9 deniers, le setier de Paris) ; eu évaluant, comme Adam Smith, I e "ordinaire à un neuvième seulement de moins que le blé de choix»serait, pour cette seconde sorte, 10 francs 67 cent., ou 48 gramme* d “Igent fin. C’est ce qui résulte delà moyenne des dix années de 1732 à 17 ’telle qu’elle est consignée dans l’Esso» sur les Monnaies, p. 33. I eabstraction de la petite différence entre la livre d’alors et le franc-
(2) Lavoisier, Richesse territoriale de la France, chap. iv. CollM 1Guillaumin, tome spécial, pag. 696.
(3) Addition à la Richesse des Nations, d’Adam Smith.