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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION X, CHAPITRE lïï. 391

ché de Windsor, à partir de 1745, ont une marche ascen-dante dont la régularité est aussi parfaite que le permetAvaria tion des saisons dans un cycle qui n est que de dixannées. Rapportées à l’hectolitre, ces moyennes sont :

De 1745 à 1755 . 14',87 ou 66 ^ grammes d’argent fin.

1755 1765 . 17,58 79 AV —

1705 1775 . 22,96 103-AV —

1775 1785 . 21,30 95 AV —

1785 1795 . 24 ,29 109 AV —

1795 1805 (1). 36,27 163 A 1 . —

Pour le dernier de ces intervalles décennaux, il est évi-d e nt, par le saut brusque qu’il présente, qu’on doit con-sidérer le prix correspondant comme une anomalie. Leblé fut enchéri alors, en Angleterre, d’une manière ex-traordinaire par la pauvreté inaccoutumée des récoltes,par la guerre qui gênait l’arrivage des grains étrangers;il le fut par l’accroissement de la population, de l’urbainesurtout, par rapport à l’étendue du territoire. De ces causesdiverses, les premières sont accidentelles ; la dernière est,pour cette époque-là, spéciale à l’Angleterre. Il convientdonc de faire abstraction de ces dix années, en ce qui con-cernela Grande-Bretagne; elles donneraient une idée exa-gérée du phénomène que nous constatons ici.

De l’ensemble des faits qu’offre l’histoire du prix desgrains à partir du milieu du dix-huitième siècle, on estautorisé à conclure que, de cette époque au commence-Kient du siècle actuel, la valeur de l’argent, par rapport aublé, a beaucoup baissé. On peut estimer qu’elle s’est ré-duite de moitié.

0) Voici ces mêmes prix par quarter impérial

De 1745 à 17551755 17651765 17751775 17851785 17951795 1805

II. 14 s. 4 d.

2 0 7

? 13 0

2 9 2

2 16 1

4 3 9