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La monnaie / par Michel Chevalier
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406 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

peut évaluer que c’était une somme de 147 millions. Dé-duisant un dixième qui était soldé par des acquisitionsdiverses, et un autre dixième environ qui l’était en traitesà recou vrer sur les États-Unis, il restait 117 millions quis exportaient de Chine presque uniquement en argentmétallique. En outre, une somme de 35 à 40 niilti ÜI)Sétait donnée par les Chinois, en sus des marchandisesqu ils fournissaient, pour solde d’articles européens.

M. Rondot estimait à 50 ou 60 millions de francs

la somme d argent, en piastres espagnoles, mexicaine®)péruviennes et chiliennes, et en roupies, qui était importé®annuellement en Chine, vers 1848; ce n’était pas la m<>i'tié de l’exportation.

II est à remarquer que l’argent sortant de la Chine® 0rendait, ainsi qu’il le fait encore, non dans l’Europe, m alSdans l'Inde.

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L’Inde, elle, n’a jamais cessé d’absorber une quanplus ou moins notable d’argent. L’argent et l’or y s<plus recherchés, pour les besoins du luxe et pour le fliOùnayage, que dans la Chine où, à proprement parler, 1 01n’est pas employé dans le service des échanges et où ^ eSriches évitent d’afficher leur opulence par le faste extérieur. Les relevés commerciaux ont constamment déno >pour l’Inde, une importation de métaux précieuxpérieure à l’exportation, quoique de plus en plus l’int> 0duction des marchandises britanniques ait tendu à réd ulf ®la quantité de métaux précieux que l’Europe jette ul’Inde ou qu’elle lui fait fournir par la Chine, en r f 0 ,de l’opium. Quant à l’or que l’Inde importe, car ^ Ü . urtire de l’or de l’étranger, outre celui qu’elle recueille s ^son propre territoire, c’était, à l’époque dont nous P 3 ^Ions, un produit des archipels asiatiques. Les minesl’Australie, d’où elle en reçoit présentement, n’étaient pmême soupçonnées alors.