434 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
capital, de 6,000 Jiv. (1), représentant, poids pour poids,114,000 fr. environ. Pendant un espace de 237 ans,la Monnaie de Londres frappait si peu de métal, que lamoyenne annuelle ne ferait que le poids de 175,000de nos francs. D’après les relevés de M. Jacob, ce n estque la cent vingtième partie du monnayage qui a été laitmoyennement, de 1603 à 1829 (2). L’exploitation desmines avait pourtant recommencé à l’ouverture du neu-vième siècle; et c’est ainsi que, successivement, bi el1avant l’entreprise de Christophe Colomb, la valeur i’ e ''lative de l’argent et de l’or devint inférieure à cBqu’elle avait été sous Charlemagne (3). Il est digne d’atten-tion cependant que, nonobstant cette influence, la périoded’environ deux cents ans qui précéda la découverte ^ 1 2 3 4 * 6 * * * *l’Amérique, ou, pour parler plus exactement, qui fut anté-rieure ci l’influence exercée par les mines du Nouvea 11 'Monde sur les prix des choses, fut marquée par un reH u *dans la valeur des métaux précieux : on vit cette vale urs accroître, ou, ce qui revient au même, le prix des de 11 'rées s’abaisser (4).
(1) Boisguilbert, Factum de la France, chap. iv, collection Guillau 111111 'tomel, page 293.
(2) Jacob, On the Precious Metals, tome I, page 336.
(3) Leber, De la fortune privée au moyen-âge, deuxième édit* 011 ’
pages 15 et suivantes. _
(4) Au sujet des variations de la valeur des métaux précieux, ° n ^
avec profit un des appendices ajoutés parM. Newmarch au tome *
YHistory of Prices. C’est l’appendice n° II. L’auteur y établit, P ar
rapprochement de tous les documents qu’il a été possible de réunir,.4
vers 1350, sinon plus tôt, commença une époque fort longue où le P"? aU .
blé fut, en moyenne, très-bas, environ la moitié de ce qu’il avait ^
paravant, et cet état de choses ne cessa que vers le milieu du se j tie fl
siècle. Adam Smith en avait déjà fait l’observation dans le chap> ll ' edu premier livre de la Richesse des Nations, et Arthur Young cn ..f V sS efourni des preuves nouvelles, dans une des publications de sa viei e(en 1812). Des faits analogues se passaienten France. C’est ce que M- ^main Garnier s’est appliqué à démontrer dans les notes qu’il a a J° u