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La monnaie / par Michel Chevalier
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440 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

était excessive. En comparaison des autres objets, l’aug'mentation de valdur des métaux précieux dut donc p a 'raître énorme. En réalité, relativement à un type idéal quifût resté fixe, elle eût encore été très-sensible.

L'effet une fois produit fut lent à se corriger par l'ac-tion du commerce. Incontestablement, la hausse d'unarticle quelconque fait que de toutes parts on l’apporte,autant qu’on le peut, sur le lieu où il s’est raréfié. Maisici, ce fut pendant quelque temps comme le tonneau desDanaïdes. Les métaux précieux, monnayés ou en lingots,qu’on dirigeait sur les États-Unis et qui y venaient à tih' ede capital, une fois à l’état de monnaie en Amérique, easortaient rapidement et retournaient en Europe, pour I ecompte d’un certain nombre de maisons américaines q ulfaisaient bonne contenance et s’efforçaient, avec ea 0énergie à laquelle on n’a pas assez rendu justice, de sa 0 'quitter envers leurs correspondants européens.

L’exagération de valeur, qui était ainsi acquise a0 *métaux précieux sur le sol des États-Unis, par l’ e ^d’une demande tout-à-fait inusitée, ne dut finir, et 1’^"quilibre ne dut se rétablir sous ce rapport, entre l’An^'rique et le reste du marché général, que lorsque la f° rcequi empêchait les métaux précieux de demeurer dan s ^pays en quantité suffisante, eu égard à l’étendue des tra 0 'sactions et à la manière dont elles sont conduites, eut 0surmontée. Pour cela, il fallut que la dette du comm erC0américain eût été liquidée, soit par des remises eI1marchandises ayant trouvé preneur, soit par des en g a S ements à long terme acceptés par le créancier europé 0 ' 1 ’,soit par le triste expédient de la faillite. Il fallut aUSS ^qu’on fût parvenu à écarter l’obstacle à la sécuritémerciale, qui résultait de ce que certaines banques, f r0 Ppées à mort par l’effet des spéculations désordonn ^qu’elles s’étaient permises contrairement à la loi) e