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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION XI, CHAPITRE II. MI

particulier la grande Banque des États-Unis, continuaientde répandre sur la place leurs billets dépréciés et sansgage.

La suspension des payements en espèces par les ban-ques eut lieu le 10 mai 1837 à New-York, et peu dejours après, elle fut générale dans le pays. On essaya d ymettre fin, l’année suivante, mais la tentative avorta. CeQ o fut que le 10 janvier 1841 que les banques de New-York reprirent définitivement les payements en espèces,et les banques de la Nouvelle-Angleterre furent les seulesfiui purent suivre immédiatement cet exemple. Les ban-ques du Midi et de l’Ouest restèrent encore, pendant undélai qui, dans certains Étals, fut long, dans cette situa-tion anormale et mensongère qui viciait les transactions.

, Ce fut seulement lorsque l’ensemble des banques du paysfut revenu à rembourser régulièrement ses billets en es-pèces qu’on put dire que l’enchérissement de l’or et del’argent avait cessé.

Des faits analogues, moins caractérisés cependant etd une moindre durée, furent observés en Angleterre, aufort de la crise de 1847, qui, pendant un moment, futformidable. La crise avait été causée par l’épuisementdu capital disponible; le Royaume-Uni avait éprouvé uneperte énorme par l’insuffisance de la récolte en grains, etPar la pourriture des pommes de terre. Du fait de cettePerte, une partie notable de la très-grosse somme qu’ilallut dépenser pour acheter des grains au dehors, dut* re prise sur le capital roulant dont l’activité de la na-Lon s’alimente. De ce même capital, une autre part,P lus forte encore, avait été distraite par des entreprisesexa gérées de chemins de fer ; ce n’était sans doute qu’une^onversion de capital roulant en capital fixe ; mais ceen était pas moins à rabattre de ce capital disponible" 1 soutient l’industrie et auquel se mesure, toutes