442 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
choses égales d’ailleurs, l’étendue possible du crédit.
La crise eut donc pour origine la raréfaction du capi-tal roulant du pays. L’un des symptômes fut la sortie duRoyaume-Uni, ou tout au moins des caves de la Bauq ued’Angleterre, d’une forte quantité de métaux précieux-En sept mois, du milieu de septembre 1846 au niili eUd’avril 1847, l’exportation réelle ou supposée de l’° r >ou, pour parler plus exactement, la diminutionl’encaisse métallique fut de 176 millions de francs-En treize mois, elle fut de 225 environ (1). Par le nié'canisme de la loi de 1844 sur la Banque d’Angl e "terre, cette réduction dans l’encaisse de la Banque entrai 113forcément l’abaissement delà limite au-dessous d elaquelle cette institution est astreinte à tenir ^somme de ses billets en circulation. La Banque d’A ü 'gleterre, dont tout le monde invoquait l’assistance, setrouva ainsi dans l’impossibilité de se dessaisir des bill^ sque lui ramenait l’échéance des effets composant s °°portefeuille, quoiqu’on lui en demandât avec instant'Tous ceux qui avaient des payements à faire furent al armés et ceux qui le purent se précaulionnèrent en fais aIltdes réserves de billets de banque ou d’écus. 11 y eut iR"suffisance réelle, non-seulement de capital et de créditmais de numéraire, billets de banque ou espèces, etceq ulest plus grave encore, il y eut ce funeste état des esp’^ squi est défini par le nom de panique. Le numéra 1,e ’ou instrument ordinaire des payements, enchérit d umanière sensible, et ici il n’y a pas lieu de distinguer, u ale numéraire, entre le billet de la Banque d’Angl eter j eet le souverain d’or, puisqu’il n’y avait personne, d allSRoyaume-Uni, qui n’acceptât l’un aussi volontiers ( l u
(I) Le 12 septembre 1846, l'encaisse métallique de la Banque sti16,354,000 liv. st. ; le 17 avril 1847, il n’était plus que de 9,330,000 *
U diminua encore de 2 millions sterl. environ, d’avril à octobre-