LA MONNAIE. SECTION XI, CHAPITRE II. 4431 autre. Certainement dans le taux exorbitant auquel sefit, pendant quelques jours du mois d’octobre 1847, àLondres, l'escompte d’excellents effets de commerce àtrès-courte échéance (t), une part doit être attribuée à1 absence du capital, d’où résultaient naturellement desconditions de crédit plus dures; mais une part aussi, etpeut-être ce n’était pas la moins forte, provenait de ceque le numéraire manquait et de ce que, sous l’influencede la panique, on croyait qu’en vertu de la loi de 1844 ilallait manquer davantage; en d’autres termes, cette se-conde part de la hausse de l’escompte exprime la chertémême dont le numéraire était affecté.
Lorsque, le 25 octobre, le Gouvernement eut enfinpris sur lui d’autoriser la Banque à transgresser les pres-criptions de la loi de 1844, ce qui revenait à lui rendre ladisposition de la somme déplus de 150 millions en or,qu’elle avait dans ses coffres sans pouvoir s’en servir, oude la réserve en billets qui était paralysée, les accumula-tions de billets et d’espèces, que chacun faisait pour sa-tisfaire à ses engagements, rentrèrent dans la circulation;ta sentiment de panique, auquel les esprits étaient en proie,tat dissipé. Les escomptes s’opérèrent à des conditionsmoins rigoureuses.
H n’est pas sans intérêt d’ajouter que la somme, entallets de banque, qu’il fut nécessaire à la Banque d’é-mettre par delà l’émission réglementaire, ne fut que^ 400,000 1. st. (10 millions de fr.) ; c’est la preuve
0) M.Tooke mentionne que, le 21 octobre, des effets dumontantd’en-lroi > 10,000 liv. st. acceptés par d’excellentes maisons et n’ayant plusu °e semaine à courir, furent escomptés sur le pied de 13 pour 100UUuory of Priées, IV, p. 3)8, Noie.)u vois, dans le même ouvrage, IV, page 316, un extrait du journald’°ù il résulte qu'à la Bourse de Londres, le 9 octobre, laiou 0,en « entre les deux cours des consolidés, au comptant et à dixts de terme, représentait un intérêt de S0 pour 100 l’an.