4M COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
que la panique jouait uu grand rôle dans la crise.
En 1857, les mêmes circonstances qu’avait présentées
le commerce Anglais dix ans auparavant se reproduisirentà peu près. La Banque, sous la pression des prescription 8de la loi de 1844, éleva démesurément, jusqu’à 10 P° ul100, le taux de son escompte, et devint avare d’avances,même à ces dures conditions. La crise s’aggrava, ^ emême, de tous les mauvais effets de la panique, et l'on ° evoyait plus aucune porte où frapper. Quand le Gouverne'ment eut suspendu provisoirement, sous sa responsabilitéla loi de 1844, l’effroi des commerçants cessa, lapani<l u ®disparut ; il resta seulement un certain degré de rareté ®par conséquent de cherté pour le capital en général epour la monnaie en particulier, et cette cherté même n efut pas de longue durée.
Cette fois il fut plus évident encore qu’en 1847 q uerigidité du mécanisme de 1844 avait, en provoquante 3nique, grandement augmenté l’intensité de la crise ; ^la Banque n’eut pas à user de la faculté qui lui avait edonnée par le Gouvernement d’ajouter une émission s 11 ?"plémentaire de billets de banque à celle qu’autorisaüloi de 1844. e
Après une révolution qui menace les propriétés, u ,panique se déclare : les particuliers, pour soustr®une partie de ce qu’ils possèdent à la spoliation <î ucroient imminente, cherchent à se procurer des mé laprécieux, parce que c’est plus aisé à cacher. On se dé' avil prix de ce qu’on a, pour obtenir de l'or ou de l'& r $ eLes capitalistes, dans leur effroi, redemandent, en jpèces, leurs fonda aux producteurs auxquels ils l eSconfiés ; ceux-là sont forcés de vendre à tout p l ’i xmarchandises pour satisfaire à cette demande. ; gr
Dans ce cas, les deux métaux varient, même 1 un ^ ^rapport à l’autre. Infiniment plus commode à cacher