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La monnaie / par Michel Chevalier
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446 COURS D'ÉCONOMIE POLITIQUE.

M. Dureau de la Malle (1), que ce trésor contînt deuxmilliards de notre monnaie, somme qui était plus fo*’ tepour ce temps-là que pour le nôtre ; elle représentait pl uSde travail. Cette baisse eut d’autant plus d’effet qu’elle fidrépandue en moins de temps; elle le fut d’ailleurs sUZun moindre espace que celui sur lequel se distribue^aujourd’hui les métaux précieux retirés des mines pu 0 "cipales.

Lorsque Alexandre eut vidé les trésors que, dep u ^Cyrus peut-être, emplissaient les rois de Perse, et où ^renfermée, selon l’habitude qu’on retrouve encore d )eZles souverains d’Orient, une très-forte quantité d’or, c6métal subit une dépréciation marquée (2).

Comme ces changements dans le rapport entre 1’°^et la demande n’affectaient pas les frais de productionl’or, les prodigalités de César ou d’Alexandre devait’après un certain laps de temps, cesser, toutes choses reStant les mêmes, de faire sentir leurs effets. Néanmoh^’les accidents produits, dansla circulation des métaux P r .cieux, par ces conquérants, furent sur une échell 0 slgrande, car il s’agit de milliards, que l’intervalle, P eirdantlequel l’influence en subsista, ne put manquer d’a Ÿ0 ‘ rune certaine durée. C’était, en effet, quelque c ^° iBcomme la découverte de mines nouvelles, d’une expl° ztation infiniment facile et d’une abondance inusitée-

(1) Économie politique des Romains, I, page 91. ü .

(2) Lessommes qu’Alexandretrouva à Suze, à Ecbatane, et dans } eS %très trésors de, Darius, montaient, selon M. Dureau de la Malle, * ^milliards environ (Économie politique des Romains, tome I, P a ® e