LA. MONNAIE. SECTION XI, CHAPITRE III.
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CHAPITRE 111
Enchérissement de l’or et de l’argent, en Angleterre, vers 1809.
Parmi tous les exemples qu’on peut citer d’un change-ment accidentel dans la valeur des métaux précieux, dé-terminé par les événements politiques, celui qui s’est ma-nifesté en Angleterre, en 1809, n’est pas le moins curieux.Il a donné lieu à de vives controverses. On en cherchaitl’origine où elle n’était pas ; on ne voulait pas la voir oùelle était.
Un duel à mort était engagé entre l’empereur Napoléon,devenu le maître du continent, et l’aristocratie ou lanation britannique. La rivalité passionnée de ces deuxgrandes puissances mit en jeu des instruments qui cau-sèrent une perturbation complète dans le commerce dumonde. L’Angleterre s’attribuait la domination des mers,ot Napoléon répondait à cette prétention par le blocuscontinental, destiné à mettre la Grande-Bretagne en in-terdit. L’Angleterre avait besoin de vendre au continentproduits entassés dans ses magasins, et d’acheter desblés afin que ses populations ne mourussent pas de faim ;Car , à ses autres difficultés, vinrent s’ajouter, en 1808,1809 et 1810, des récoltes mauvaises. Elle avait besoinOc métaux précieux, pour payer les subsides qu’elle avaitPromis aux princes désireux de s’unir à elle contre l’em-P e reur des Français (1) ; il lui en fallait aussi pour entre-
0) Une partie de ces subsides s’acquittait par le moyen des mar-^ïndises que le commerce britannique trouvait à vendre dans les Étalsde ^ pr * nces e î notamment par des armes, des munitions de guerre,r e , faps de loupes, des équipements et harnachements ; mais il ena *t une partie à payer en or ou en argent.