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LA MONNAIE. SECTION XI, CHAPITRE IV.qui déterminent la valeur particulière de toute marchan-dise. En termes généraux, à chaque instant la valeur de1 or et celle de l’argent dépendent du rapport qui existe,pourchacun d’eux, entre l’offre et la demande. Toutes lesfois que l’un des deux métaux a baissé, c’est qu il était plusoffert : soit qu’on eût découvert des mines plus riches, plus ,faciles à exploiter et offrant un plus vaste champ à 1 indus-trie humaine; soit, ce qui revient à peu près au même,que l’art du mineur et celui du métallurgiste se fussentperfectionnés ; soit que le commerce, en s’étendant,eût ouvert des relations avec des contrées qui en con-tenaient de grands approvisionnements ; soit que laguerre et le pillage en eussent jeté sur le marché des quan-tités inaccoutumées, dont les conquérants ou les spolia-teurs se défaisaient sans y regarder beaucoup, parce qu’ellesne leur avaient coûté que la peine de prendre. Ou encorecertaines personnes en grand nombre qui, dans des tempsde troubles ou de désastres, avaient enfoui une notableproportion de ce métal, le retiraient de leurs cachettes;ou bien la démonétisation, dans quelque État important,en rendait disponible subitement une forte masse. Toutesles fois qu’une hausse s’est manifestée, au contraire, c’estque les mines s’étaient appauvries et étaient devenues d’uneexploitation plus pénible ; ou elles avaient été abandonnéespur suite d'une invasion étrangère ou de désordres civils;0u le commerce, tant indirect que direct avec les pays quirenferment les mines, avait été suspendu ; ou un régimede violence ou d’anarchie avait déterminé les détenteurs àenterrer les métaux précieux ; ou une branche spéciale ducommerce d’importation acquérant de vastes proportions,® ans qu’il y eût un retour correspondant, avait provoquéexportation de beaucoup d’or ou de beaucoup d’argent;°u encore la prospérité publique, et par conséquent la de-mande des métaux précieux, pour le service des échanges