m COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
ment pourrait bien se révéler sous peu : l’argent aussi
pourrait être produit en bien plus grande abondance.
Des changements, non moins forts que dans notre Oc-cident, ont affecté, chez les peuples de l’Orient extrêmela valeur comparée des deux métaux précieux. Pendantlongtemps l’or n’a été coté en Chine, relativement à l’ar-gent, que très-notablement au-dessous de sa cote eDEurope. Depuis l’ouverture du siècle actuel, et mêmeau'paravant,laChinesetait,àcet égard, rapprochée du niveaudu marché Européen. Les rapports des délégués commer-ciaux attachés à la mission de M. de Lagrénée en Chia 0constatent qu’à Canton, en juillet 1845, le rapportde 1 : 16 ; en janvier 1844, c’était, dans lamèmeviH e >de 1 :17. Cette cherté de l’or en Chine est confirmée, ajoa^ 0M. N. Rondot, par Milburn (Oriental Commerce ), et par l 0Guide Commercial de Al. Morrison et de M. W. Wilh arflS(page 205) (1). En 1821, l’or le plus pur était, à Péku 1 ’selon M. Timkowski, 18 fois plus cher que l’argent.
D’après un travail deM. Rondot, d’une date p0 st ^rieure (2), l’or éprouve de nos jours encore sur le mar^ 1 ®chinois, ou du moins sur quelques-uns des marchés^ 0présente cet immense empire, des variations marqué'Voici, suivant cet auteur, quel a été exactement le rapp° rdes deux métaux, à Chang-IIaï, de 1849 à 1860 :
1R49 . 1 à 15.5
J 850 . » » 14.1
1851 .’. » » 14.4
1852 .. » » 14.4
1853 . » » 16.5
1854 . » » 14.»
1855 . » » 12.8
ls$
([ ) Etude pratique du Commerce d’exportation de la Chine, P arlégués commerciaux, revue et complétée par N. llondot, page_ •*; ^ oJll(2) Article Pé'King du Dictionnaire du Commerce et de la JSav>9Guillaumin éditeur.