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La monnaie / par Michel Chevalier
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4GG COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.

tenir que l’or soit un des métaux les plus répandus»car, s’il l’est, comment se fait-il qu’il ail une valeursi élevée, en comparaison de tous les autres produits1 industrie humaine? C’est que la nature, qui a seniél’or presque en tous lieux, l’a mis partout à très-petd edose.

Il y a extrêmement peu de terrains où l’on ne trou' 0quelques parcelles de fer. Le fer est une des substancequi se rencontrent le plus fréquemment, tantôt comme uDélément essentiel des corps, tantôt comme un ingrédie^accidentel ou accessoire destiné à les colorer de divers^nuances : c’est par ce dernier motif que d’anciens ch 1 'mistes l’ont appelé le teinturier de la nature. Après 1®fer, il n’y a pas de métal que la nature ait distribué au sSlgénéralement que l’or ; mais elle lui a fait jouer un r ^ ebeaucoup moins ample et moins apparent tout à la f° lS 'Pour ce qui est de son influence sur la couleur ou l aSpectdes corps qui le renferment, elle est ordinairem ennulle, parce que, presque constamment, il y est, 1,012pas engagé à l’état de combinaison chimique, mais di s "séminé à l’état natif, par un simple mélange physi t l ue ’et les parcelles qu’il y forme sont, dans le plus grand no ,n 'bre des mines, rarement assez fortes pour que I e61puisse les apercevoir. Le fer existe souvent entrès-épais ou en couches massives. Qui n’a ente 110parler des inépuisables masses de fer de l’île d’B^ e ’ou de la Montagne de Fer (Iron Mountain) du $ lSsouri, ou des bancs de minerai qui s’étendent à pj°sieurs lieues de distance dans les Pyrénées, dans 1veyron, dans la Meurthe et la Moselle, dans le p a ï s 0Galles, en Écosse, en Suède, au Canada, en Algérie et d aDvingt autres contrées? Pour l’or, jamais rien de sembl 30 ’jamais rien de plus que des grains ou des paillettes, dades filons ou des veines de quartz ou dans des bancs