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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I.graviers et de sables. Quelquefois encore des parcellesabsolument invisibles, disséminées dans des mine-rais argentifères ou dans ces matières d’un jaune de laitonque le minéralogiste nomme des pyrites (1). H R est mêmepas sans exemple que la masse tout entière des terrainsen soit imprégnée, mais dans des proportions infinitési-* '■Riales. Voici, par exemple, ce qu’on lit dans l’Asie Cen-trale de Humboldt : « Je rappelle à cette occasion qu à« Madrid un chimiste dont les travaux ont été regar-« dés comme très-précis, M. Proust, m’a assuré avoir« trouvé aurifère toute la masse granitique autour de<( l’Escurial, sans que l’on aperçût trace de filons ou de« veines (2). »
M. Domeyko déclare avoir positivement constaté, auChili, un fait semblable, sur une plus grande échelle.
« J’aivoulù seulement reconnaître, dit-il, si l’or, qui se« concentre de préférence dans les filons, n’est pas un des« éléments de la masse encaissante, de la masse de tous« ces rochers qui constituent la chaîne d’escarpement de« ladite côte de l’Océan. Dans ce but j’ai fait divers essais« de terres que j’avais soin de recueillir à la surface des<( rochers, sur les pentes où on n’apercevait-pas la moin-« dre trace de filons aurifères. Ces terres se composaient« de grains anguleux de feldspath, mélangés de petits“ grains de quartz et de quelques paillettes de mica. Des<( essais faits sur 200 grammes de ces terres m’ont donné<( u ne particule d’or sensible à la balance et correspon-(< fiantàplusd’unmillionièmedelasubstanceessayée(3). »
(D Matières jaunes, d’un taillant métallique, que le vulgaire prend sou-met pour de l’or mais qui ne sont que des sulfures de fer ou des sulfuresdoubles de fer et de cuivre,fë) Asie Centrale, l. I, p. 528.
13) Notice sur quelques minerais du Chili analysés en 1843, Annote*
-Mines, quatrième série, t. VI, p. 180 .