LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I. 469
La Californie et l’Australie ont fourni des pépites plusremarquables encore. J’ai peu de détails sur celles de laCalifornie; mais, pour l’Australie, "voici quelques rensei-gnements : dès les premières années de la découverte, unindigène au service de M. Kerr, propriétaire d un trou-peau de moutons, rencontra près de la surface du sol, sur ^
le terrain de son maître, une masse d’or du poids de 106
livres. M. Mundy, auquel j’emprunte le fait (1), ne dit pass il s’agit de la livre avoirdupois , ou de la livre de Troy.Lans le premier cas, ce serait 48 kilog. ; dans le second, 40seulement. La pépite paraît avoir été trouvée dans la terre€n trois morceaux. Ensuite, on a eu, dans la môme co-lonie, la pépite dite Blanche Barkly , du poids de 52 kilog.Plus tard, le 9 juin 1858, eut lieu, dans le canton deBal-laarat, une trouvaille plus extraordinaire. Un mineur,du nom de Richard Jefferv, faisant partie d’une associationde vingt-deux travailleurs, découvrit unepépite qu’on bap-tisa du nom de Welcome (la Bienvenue), du poids de 2,166onces, poids de Troyes. Quand on l’a fondue à Londres,on en a retiré environ 103 onces de quartz, ce quiréduit la quantité d’or à 2,133 onces, soit 66 kilog. 343grammes. Au taux auquel la Banque d’Angleterre achètel’or, elle a valu 8,376 liv. st. 10 s. 10 d.; soit 211,172 fr.Ln mémoire tout récent (1864) sur les mines d’or del’Australie, de M. de Castelnau, consul général de Franceà Melbourne, mémoire dont j’ai dù la communication à1 obligeance de M. Drouyn de Lhuys, ministre des affairesétrangères, mentionne une autre pépite plus grosse en-c °re, qui est connue sous le nom de Sarah Sands et quiaur ait pesé, probablement avec un certain mélange deQuartz, tout près de 78 kilog.
0) Our antipodes , or résidence and rambles in the australasian colonies,°f *4e gold fields, par le lieulenant-colonel Mundy. Londres,
,îia8 > p. 8"73.