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La monnaie / par Michel Chevalier
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475
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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I. 475fait s’observe aussi sur des proportions fort remarquables,eu Australie. Néanmoins, tout considéré, on a lieu de dire,aujourd’hui encore, que l’homme a plus d avantage à allerprendre l’or dans les alluvions oh, grâce au travail de lanature elle-même, on est dispensé de la double besogned une excavation profonde dans une roche d’une grandedureté et d’une coûteuse préparation mécanique pourpulvériser les matières aurifères. En un mot, les alluvionsrestent, quant à présent, les principales mines d’or. Maisles filons de quartz ont pris leur place parmi les mines d’ungrand produit, et il serait téméraire d’affirmer que lapuissance et la fécondité relatives de cette catégorie d’ex-ploitations ne doivent pas s’accroître encore.

Des deux circonstances qui caractérisent les mines d’or,la première, d’offrir le métal à l’état natif, simplifie ex-trêmement l’œuvre métallurgique; la seconde, d’être leplus souvent près de lasurface du sol et dans l’alluvion an-cienne ou récente, rend facile le plus fréquemment l’ex-ploitation des mines de ce métal. Joignez-y ce fait, quel’or a une inaltérable beauté qui le distingue entre tousles métaux et qui attire et séduit le regard, et voussaurez comment il se fait que chez presque tous lespeuples, quelque imparfaitement civilisés qu’ils fussent,les premiers historiens aient signalé l’usage de l’or;pourquoi quelques parcelles d’or plus ou moins travail-lées se voient aux mains des tribus les plus sauvages;pourquoi presque toutes les peuplades naïves querencontrèrent les Espagnols, avant qu’ils missent leP‘ed dans l’empire de Montézuma ou sur le sol pé-ruvien, avaient de petites plaques d’or pour séparer, et de^ênus ustensiles, tels que des hameçons pour la pêche,eti or plutôt qu’en tout autre métal. Il a suffi que quelquesPépites, ou quelques lames plus grandes que les paillettes0l dinaires, se fussent présentées aux regards des hommes,