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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE I.
s est ralentie beaucoup, soit par l’effet du changement ap-porté au régime du Rhin par les travaux d endiguementdont il a été l’objet (1 ), soit aussi parce que, la valeur de lamain-d’œuvre ayant monté, la rémunération de deux tiersdegramme d’or,qu’on n’obtient pas toujours en moyennedans une'journée de travail, n’a plus été suffisante. La ,production annuelle des lavages d’or du Rhin est tombée^3,000 fr. ; c’est environ 1 kilog. de métal; d’où suit quecette exploitation peut désormais être considérée commeêhmt à la dernière limite du rendement utile.
Tout entière, la spacieuse alluvion, au milieu de laquelleest placé le lit actuel de ce grand et beau fleuve, contient del’or; maisjamais elle n’en offrit partout, à beaucoup près, cequ’il aurait fallu pour attirer les orpailleurs. On n a puchercher utilement l’or qu’en de petits bancs que formejournellement le fleuve, par le remaniement de son pro-pre gravier, et où il réunit les paillettes de métal trop dis-séminées dans la masse. Ces bancs sont toujours situés àl’aval d’une rive ou d’une île que les eaux ont rongée; lemétal y est placé à la pointe supérieure, au milieu du gra-vier le plus gros, et l’épaisseur exploitable avec avantageù’a pas plus de 15 centimètres moyennement. Ces petits
(i) 'Voici ce que contient à ce sujet une note que je dois à l’obligeanceM. Daubtée :
« Cette diminution graduelle résulte surtout des travaux de rectifica-tion et d’endiguement que les gouvernements riverains, français et ba-d°is, font exécuter sur le Rhin depuis 1842 et qui louchent à leur terme.Le fleuve se trouvant contenu dans un lit normal et invariable ne di-^ a gue plus comme autrefois, et par conséquent ne forme plus de cesLancs ou attérissemenls, où il concentrait, par un lava g» naturel, l’or enes espaces parfaitement déterminés. La matière première, dans deséditions exploitables, fait donc défaut à l’orpailleur presque partout,et il est possible que cette industrie disparaisse tout-à-fait à une époqueP e -u éloignée, laissant comme dédommagement aux populations rive-a 'nes des terres cultivables et assainies. Cette perspective a empêché desib/ eCti ° ïnier ' es P v °c»Sdés d’extraction comme il eût sans doute été pos-
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