482 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,
champs d’exploitation rendent en or de 13 à 15 cent mil'lionièmes des matières soumises au lavage, à peu pi'^ skilog. sur 7 millions. L’ensemble des graviers du Rhin 116contient que 1 kilog. d’or sur 125 millions, de sorte q uece second travail du lleuve sur ses alluvions premières con-dense le métal dans le rapport de 1 à 18. Malgré cette con-centration cependant, il faut remuer et laver sous le courant près de 4 mille mètres cubes de sables et graviers po l,robtenir 1 kilog. d’or d’une valeur d’environ 3,000 fr- ^ ajournée de l’orpailleur lui.rapporte habituellement de 150 à 2 fr. ; disons 1 fr. 75; c’est à peu près la valeur d undemi-gramme d’or fin. Dans de rares journées, d’un bon-heur extraordinaire, il gagne 10 et même 15 fr., ce q ulrépond environ à 3 grammes ou 4 1/2 grammes. Ons eplace au delà de la vérité, quand on porte à deux tiersgramme la quantité d’or que produit en moyenne la j° ulnée d’un homme.
C’est parce que l’or se présente partout plus ou mo )£|Sdans ces conditions d’extrême rareté, c’est parce qu 1)116journée de travail n’en produit ordinairement que d eSatomes, qu’il a une grande valeur en comparaison d eSautres objets. Les mines d’or sont nombreuses, et le 11 /richesse, ou pour mieux dire leur pauvreté, n’est pas 1)111forme; mais partout, jusqu’à présent, il a fallu et il 13encore beaucoup de labeur pour obtenir une très—p etlquantité de métal. Donc le métal est cher. .
Puisque, en nos contrées, un homme, dans une jon*’ 11de travail, relire à peine, de nos sables, la nl0t j uquantité de deux tiers de gramme, il a bien falln>moment que les hommes voulaient de l’or pour 1 01ment de leurs demeures ou de leurs personnes, que l a vLite quantité de deux tiers de gramme d’or fût Pf» ^en toute autre marchandise, par une quantité q ul ^pondît à peu près à ce qu’un homme dans sa jo ul