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LA MONNAIE. SECTION XII, CHAPITRE III.très-notablement inférieur au champ d exploitation.
U faut ainsi, pour chaque atelier, un canal découlè-rent ou de fuite, qui le plus souvent est souteiraineu partie. C’est donc une galerie qu’on ouvre dans la rochesous-jacente à l’alluvion, en la plaçant de telle sortequ’elle soit en contre-bas des plus profonds graviers qu onse propose d’exploiter. 11 est clair qu’il faut avoir soin dpla diriger de manière à la faire déboucher dans la valléee n quelque point où les matières lavées, quoiqu’aflluanton masse, ne puissent donner lieu à un encombrement,ce qui n’est pas difficile dans un pays où l’on a toute li-berté de choisir son emplacement, puisqu’il n’est paspeuplé.
Avec ce procédé, la manutention des matières à lavern’est pas seulement simplifiée,elle est nulle. L’eau de lavageagit directement sur le minerai en place. 11 faut seule-ment des travaux préparatoires qui ne sont pas sans im-portance, à savoir : le canal ou galerie d’écoulement, quisuffit pour le lavage d’une immense quantité de ma-tière ; et les rigoles qui y conduisent les eaux de chaquepoint de l’exploitation. Quant au canal qui amène l’eaudepuis la montagne, ou depuis les réservoirs où elle s’ac-cumule, et quant à ces réservoirs eux-mêmes, le mineurn’a point à s’en occuper. Une intelligente division dutravail laisse ces entreprises à la charge d’associationsspéciales qui se bornent à cette œuvre et l’exécutent cha-cune pour un ensemble de chantiers.
L’opération qui consiste à recueillir l’or dans les ca-naux, où il s’est déposé après le lavage, est facile,Srâce à un fait qu’avaient observé les mineurs : l’or con-tenu, même en paillettes très-fines, dans un courant d’eauHui emporte des terres, sables et graviers, se précipitera pidement par l’effet delà pesanteur spécifique du métal,'ors la tranche inférieure, et se laisse arrêter en majeure