LA MONNAIE. SECTION XV, CHAPITRE III. 637
Londres se composent en général de très-fortes sommes,qui sont remboursables immédiatement, à la volonté dudéposant; delà vient qu’on ne peut faire le remploi deces dépôts, ainsi que le font les banquiers de province. Lesdépôts sont généralement laissés aux banquiers de pro-vince pour une période convenue, quelque soit le tauxd’intérêt qu’alloue le banquier. »
Cette déposition de M. Glyn indiquait, à côté del’échec,ie moyen de l’éviter : il fallait servir un intérêt aux dépo-sants, en stipulant que le remboursement ne pourrait avoirLeu sans un avis préalable, précédant la date du rem-boursement d’un laps de temps déterminé, et qui, danstous les cas, pouvait être court, ou en introduisant dansle contrat quelque autre condition qui eût de même l’ef-fet d’empêcher, dans la plupart des cas, les rembourse-ments immédiats. Avec ces nouvelles données, il étaitbien probable que le système de servir un intérêt aux dé-posants réussirait à Londres, de même qu’il avait réussidans les provinces de l’Angleterre proprement dite, etsurtout en Écosse, où le succès était éclatant (1). Il étaitréservé aux banques par actions, et particulièrement auxintelligents fondateurs de celle de ces institutions qui estdevenue célèbre sous le nom de Banque de Londres etWestminster, d’organiser le nouvel état des choses.
La loi qui renouvela la charte de la Banque d'Angle-terre, en 1833, mit finà la clause restrictive en vertu de^quelle les opérations de banque, même autres que l'émis-sion des billets au porteur et à vue, et particulièrementcelle de recevoir en dépôt les fonds des particuliers, étaientteterdites, à Londres et dans un assez grand rayon (105kilom.) tout autour, à toute association de plus de sixPersonnes. La liberté fort mitigée qui fut ainsi reconnue
(*) En vertu d’une loi moins restrictive que celle qui existait avantdans l’Angleterre proprement dite, il y avait là des banques for-