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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
n’ont pas laissé qué de se révéler, en Angleterre, sur defortes proportions, à l’époque de la suspension des paye-ments en espèces par la Banque d’Angleterre, c’est-à-direde 1797 à 1819. Des banques totalement indépendantes,exemptes de tout contrôle, se sont jouées de la lettre et del’esprit de leurs statuts, et ont favorisé sans vergogne lesécarts de la spéculation la plus déréglée. Les billet 0qu’elles répandaient n’offraient qu’un gage insuffisant ouprécaire. Le capital de ces banques était très-modiquequelquefois n’était que fictif. Celte dernière circonstances’est présentée surtout dans l’Union Américaine.Leprernie rgage de leurs billets, leur portefeuille, au lieu d’êtreen bonnes lettres de change à courte échéance, ain* 1que c’est toujours pour la Banque de France, était corU'posé, pour une bonne part, d’engagements illusoires. De sbanques placées dans ces conditions étaient à la merci d* 1premier événement, et leurs billets n’étaient que de vaiu 5chiffons de papier, du rag-money, commel’ont dit souve^leurs adversaires. Une partie des banques de FAmériqU e ’et même de l’Angleterre, a mérité ainsi de graves r e 'proches, et non-seulement le public ne les leur ap aSépargnés, mais il a fait d’elles le bouc émissaire detoU sles désastres qui s’étaient produits pendant les crises cou 1 'merciales, quoiqu’il eût été pour le moins leur compli ce ’par l’initiative qu’il avait prise des spéculations désordoU"nées d’où ces crises étaient sorties.
Il y a donc eu dans l’opinion publique, soit en A nl ^'rique, soit en Angleterre, une réaction vive contre l a ^culté d’émettre des billets de banque. Le législateur s estappliqué à réglementer cette émission et a déployé à c fsujet une grande sévérité. On a contraint les banq l,esfournir de fortes garanties, et, par exemple, dans p^ usieurs des États de l’Union Américaine, on a exigé d’e^ e *qu’elles livrassent en dépôt au gouvernement des td ,e