66-4 COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
dans l’État de New-York, contre un capital de 48,618,762doll., la circulation était de 26,415,326, c’est-à-dire audelà de la moitié; et, dans l’État de Massachusetts, con-tre un capital de 36,925,050 doll., il y avait une circu-lation de 17,005,826, soit près de moitié ; d’où suit que,dans l’espace de dix années, la proportion de la circula-tion au capital s’était fort restreinte.
Maintenant; si des pays où la race anglo-saxonne alemieux pris son essor et développé sa prospérité, on se re-porte sur la France, on observe une proportion bien dif-férente de celle que nous venons de signaler, non passeulement pour les États les plus florissants de l’Union-Américaine, mais même pour l’Angleterre. En France,avec un capital de 182 millions et demi, la circulationaujourd’hui approche de 900 millions, c’est-à-dire qu’elleest de plus du quadruple et de près du quintuple du capitalde la Banque.
C’est que, en France, on en est encore à espérer l’in-troduction des méthodes de compensation et le remplace-ment partiel du billet de banque par les instruments quijouent, avec un si grand succès, le rôle de compensateurs :le dépôt en compte courant, le chèque et le clearing-home ;tandis que ce progrès est accompli parmi les Anglais et lesAnglo-Américains. Nous sommes encore dans la périodeoù le perfectionnement du mécanisme des paiements con-siste à étendre l’usage du billet de banque. Il y a pend’années, la circulation des billets de banque n’excédaitpas, en France 4 ou 500 millions : la voilà à 900. On peutprévoir quelle ira à 1200. La méthode actuellement pra-tiquée par les Anglo-Saxons serait, pour la populationfrançaise, l’objetd’un progrès ultérieur, et il est utilequ’ons’applique à l’introduire dès à présent dans les habitudes
époque, contre un capital de 20,865,309 doit, on n’y trouvait qu’une cir-culation de 3,558,295 doll. ; c’est le sixième environ.