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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE.
assurer la convertibilité des billets de banque en métauxprécieux, Robert Peel a enfermé la Banque d’Angleterredans un cercle de fer, et la Banque, pour se conformeraux prescriptions de la loi, a été ou s’est crue obligée àfaire subir au taux de l’escompte des variations, non-seu-lement indéfinies en nombre, mais encore très-étendues.M. Steplien Mason, de Glasgow, dans un écrit publié aucommencement de 1866 (1), signalait ce rapprochementcurieux, qu’alors que, de 1694, année de la fondation dela Banque d’Angleterre, à 1844, le taux de l’escompten’avait guère varié que quatorze fois, en se tenant à peuprès toujours entre les limites de 4 et 5 pour 100, il yavait eu, de 1844 à 1865, 132 variations comprises entre2 et 10 pour 100. L’année 1864 en a présenté 15, et 186516. C’est devenu une cause presque permanente de dé-rangement pour le marché anglais, et, par un travers quin’est pas rare dans l’histoire, il s’est rencontré des hommeshaut placés qui, en présence de ce mal, ont jugé à pro-pos d’en faire l’éloge, comme d’une grande amélioration.L’élévation du niveau du taux de l’intérêt a trouvé, quile croirait, des admirateurs parmi les coryphées ducommerce. La doctrine, à notre avis dénuée de fonde-ment et contraire à l’intérêt public, qui prévalait ainsidans les conseils de l’Angleterre, a été importée cheznous depuis 1857, époque où fut renouvelé le privilègede la Banque de France. Elle s’y est acclimatée sousdes formes un peu différentes. La formule dont seservent communément les adeptes consiste à dire que I epremier devoir de la Banque est de défendre son encaisse;formule très-contestable, car il serait beaucoup plus justede dire que le premier devoir de la Banque est d’offrir aucommerce l’escompte à un taux modéré et que, en ce qui
(i) Our monelary laws and the rate of discount.