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COURS D’ÉCONOMIE POLITIQUE,moins de 2,500 kilom. de la mer (I) ; mais la navigationdescendante de l’Ohio et du Mississipi se fait presque pourrien, et la navigation maritime, qui s’empare de ces pro-duits, dès qu’ils sont descendus à la Nouvelle-Orléans,pour les débiter dans tous les ports du monde, est extrê-mement économique.
A mesure qu’un pays se peuple et que les terres, appro-priées à des individus qui les cultivent, cessent de seprêter à la vaine pâture, le prix de la viande monte, parcequ’il faut plus de travail pour élever le bétail. 11 monte,jusqu’àce qu’on soit arrivé au point où le bétailest nourrides produits d’une culture directe, faite spécialement pourlui, tout comme le blé est cultivé pour l’homme, et il nes’arrête même pas là, si la demande excède l’offre.
Faudrait-il croire que l’Europe ait devant elle un ave-nir pareil au présent de la Chine, où, selon le témoignagedes voyageurs, au moins sur le littoral du midi, qu’avaientjusqu’ici fréquenté exclusivement les navires européens,la viande est chère à ce point que nos prix de la halle deParis y seraient une faveur inespérée? Il y a bien cetteraison que, à mesure que la population augmente, lesdenrées agricoles semblent devoir hausser de prix, fata-lement et indéfiniment, à ce que pensent quelques per-sonnes. La viande, de même que le blé, quand il y a denouvelles bouches à nourrir, tend, dit-on, à se produiredans des conditions de plus en plus difficiles, par le dé-frichement de terres, ici de plus en plus pauvres, là, deplus en plus coûteuses à mettre en rapport. Ce n’est pascomme dans l’industrie manufacturière, où l’on peut con-
ad hoc, qu'offre la vallée du Mississipi et de l’Ohio, a été de 1 , 581 , 0 ®®Niles'Register, vol. LXXV, page 348, livraison du 30 mai 1849. C’est bienplus considérable aujourd’hui.
(I) Jusqu’au port d’embarquement, la Nouvelle-Orléans, le trajet de-puis Cincinnati est de 2,300 kilom.