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La monnaie / par Michel Chevalier
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LA MONNAIE. SECTION XVII, CHAPITRE III.

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CHAPITRE III

Continuation du même sujet. Explication, donnée par M. Senior, de la cherté dequelques articles dans les pays riches.

Enchérir, dans le sens propre du mot, signifie augmen-ter de prix. Le prix d’un objet ou d’un service est laquantité des métaux précieux qui s’échange contre cetobjet ou ce service. Ainsi, de ce que les choses seraientplus chères, il ne faudrait pas conclure absolument queles hommes fussent devenus misérables. Si les salaires, lesrétributions et les revenus en général, exprimés en mé-taux précieux, étaient montés en proportion, personne nesouffrirait de la cherté ; s’ils l’étaient plus qu’en propor-tion, la population aurait plus de bien-être au lieu d’enavoir moins. En ce sens, tout a enchéri depuis la décou-verte de l’Amérique, sans que la société devînt plus pauvre;au contraire. C’est que, dans ce cas, l’enchérissement aeu pour origine une baisse de la valeur des métaux pré-cieux. Les objets et les services ne se sont obtenus qu’enretour d une plus forte quantité d’argent ou d’or ; de là1 enchérissement. Mais la quantité de travail qu’il fallaitpour se les procurer directement, ou d’une façon indi-recte parla voie d’un échange, était moindre.

Dans ce qui va suivre, nous supposerons que, pendant, ( l u ® s accom pliront les phénomènes dont il s’agit, lesfiais de production des métaux précieux dans les contréesmétallifères demeurent les mêmes, ou pour parler plusexactement, que la valeur de ces métaux reste station-naire.

Le taux des salaires, et en général des rétributions (1),(t) Ainsi que t’a proposé Rossi, je prends ici le mot de rétribution