( 83 )
poindre ; l’empereur rentra à son quartier-général pleinde satisfaction de la grande faute que faisait le généralennemi, et fort inquiet que le mauvais temps l’em-pêchât d’en profiter. Mais déjà l’atmosphère s’éclaircissait ;à cinq heures, il aperçut quelques faibles rayons de cesoleil qui devait avant de se coucher éclairer la perte del’armée anglaise , l’oligarchie britannique en serait ren-versée ! la France allait se relever dans ce jour, plusglorieuse , plus puissante et plus grande que jamais !
L’armée anglo-hollandaise était en bataille sur la chaus-sée de Charleroi à Bruxelles, en avant de la forêt de Soi-gnes , couronnant un assez beau plateau. La droite, com-posée des i. re et a. e divisions anglaises et de la division deBrunswick , commandées par les généraux Cook et Clin-ton , s’appuyait à un ravin au delà de la roule de Ni-velles ; elle occupait en avant de son front le châteaud’Hougoinont par un détachement. Le centre, composéde la 3. e division anglaise et des i . re et a. c divisions belges ,commandées par les généraux Alten , Colbert et Chassé ,était en avant de Mont-Saint-Jean ; sa gauche était ap-puyée à la chaussée de Charleroi, et occupait la fermede La Haie-Sainte par une de ses brigades. La gauche ,composée des 5. e et 6. e divisions anglaises , et de la 3.®division belge , commandées par les généraux Picton ,Lambert et Perchoncher, avait sa droite appuyée à lahaussée de Charleroi , «a gauche en arrière du village deLa Haye , qu’elle occupait par un fort détachement. LaVeserve était à Mont-Saint-Jean , intersection tles chaus-sées de Charleroi et de Nivelles à Bruxelles. La cavalerie t