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rangée sur trois lignes à la hauteur de Mont-Saint-Jean ,garnissait tous les derrières de la ligue de bataille de l’ar-mée , dont l’étendue était de deux mille cinq cents toises.Le front de l’ennemi était couvert par un obstacle naturel.Le plateau était légèrement concave à son ceutre , et leterrain finissait en pente douce par un ravin plus pro-fond. La 4* e division anglaise , commandée par le généralColville, occupait en flanqueurs de droite tous les débou-chés depuis liai jusqu’à Braine-La-Leud. Une brigade decavalerie anglaise occupait en flanqueurs de gauche tousles débouchés depuis le village d’Ohain. Les forces quel’ennemi montrait étaient diversement évaluées, mais lesofficiers les plus exercés les estimaient, en y comprenantles corps de flanqueurs, à quatre-vingt-dix mille hommes,ce qui s’accordait avec les renseignemens généraux. L’ar-mée française n’était que de soixante-neuf mille hommes,mais la victoire n'en paraissait pas moins certaine. Cessoixante-neuf mille hommes étaient de bonnes troupes 5et dans l’arnqée ennemie, les Anglais seuls , qui étaientau nombre de'quarante mille hommes au plus, pouvaientêtre comptés comme tels.
A huit heures, on apporta le déjeuner de l’empereur,où s’assirent plusieurs officiers généraux. 11 dit : « L’ar-y> mée ennemie est supérieure à la notre de près d’un« quart ( 1 ); nous n'en avons pas moins quatre-vingt-» dix chances pour nous, et pas dix contre .» — « Sans3 ) doute, dit le maréchal Ney, qui entrait dans ce moment,
(1) Yoyez les tableaux ci-joint*.