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l’attaque du général Bulow était la plus menaçante, oùloin d’ètre contenu, il montrait toujours de nouvellestroupes qui étendaient sa ligne sur sa droite. La cavalerieanglaise fut repoussée par les intrépides cuirassiers et leschasseurs de la garde. Les Anglais abandonnèrent toutle champ de bataille entre La Haye-Sainte et Mont-Saint-Jean , celui qu’avait occupé toute leur gauche, et furentacculés sur leur droite. A la vue de ces charges brillantes,des cris de victoire se firent entendre sur le champ debataille. L’empereur dit : « C’est trop tôt d’une heure ;« cependant il faut soutenir ce qui est fait ». Il envoyal’ordre aux cuirassiers Keilermann , qui étaient toujoursen position sur la gauche, de se porter au grand trot pourappuyer la cavalerie sur le plateau. Le général Bulowmenaça oans ce moment le flanc et les derrières de l’ar-mée ; il était important de ne faire aucun mouvementrétrograde nulle part, et de se maintenir dans la postionquoique prématurée qu’avait prise la cavalerie. Ce mou-vement au grand trot de trois mille cuirassiers qui défi-laient aux cris de vive l’empereur, et sous la canonnadedes Prussiens, fit nue diversion heureuse dans ce momentde crise. La cavalerie marchait comme à la poursuite del’armée auglaise, et l’armée du général Bulow faisait encoredes progrès sur le flanc et les derrières. Pour savoir si onétait vainqueur ou en danger, le soldat, l’officier mêmecherchait à deviner dans le regard du chef; mais il nerespirait que la confiance. C’était depuis vingt ans lacinquantième bataille rangée qu’il commandait. Cepen-dant la division de grosse cavalerie de la garde, so us le