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Mémoires pour servir à l'histoire de France en dix-huit cent quinze : avec le plan de la bataille de Mont-Saint-Jean / [Napoléon I.]
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lattaque du général Bulow était la plus menaçante,loin dètre contenu, il montrait toujours de nouvellestroupes qui étendaient sa ligne sur sa droite. La cavalerieanglaise fut repoussée par les intrépides cuirassiers et leschasseurs de la garde. Les Anglais abandonnèrent toutle champ de bataille entre La Haye-Sainte et Mont-Saint-Jean , celui quavait occupé toute leur gauche, et furentacculés sur leur droite. A la vue de ces charges brillantes,des cris de victoire se firent entendre sur le champ debataille. Lempereur dit : « Cest trop tôt dune heure ;« cependant il faut soutenir ce qui est fait ». Il envoyalordre aux cuirassiers Keilermann , qui étaient toujoursen position sur la gauche, de se porter au grand trot pourappuyer la cavalerie sur le plateau. Le général Bulowmenaça oans ce moment le flanc et les derrières de lar-mée ; il était important de ne faire aucun mouvementrétrograde nulle part, et de se maintenir dans la postionquoique prématurée quavait prise la cavalerie. Ce mou-vement au grand trot de trois mille cuirassiers qui défi-laient aux cris de vive lempereur, et sous la canonnadedes Prussiens, fit nue diversion heureuse dans ce momentde crise. La cavalerie marchait comme à la poursuite delarmée auglaise, et larmée du général Bulow faisait encoredes progrès sur le flanc et les derrières. Pour savoir si onétait vainqueur ou en danger, le soldat, lofficier mêmecherchait à deviner dans le regard du chef; mais il nerespirait que la confiance. Cétait depuis vingt ans lacinquantième bataille rangée quil commandait. Cepen-dant la division de grosse cavalerie de la garde, so us le